23.10.06

Paul Celan

"La nuit ton corps est brun de fièvre divine:
ma bouche agite des flambeaux au-dessus de tes joues.
Qu'il ne soit pas bercé, celui qui s'endormait sans leur chanson.
La main remplie de neige je suis venu le trouver,

et indécis, comme tes yeux tournent au bleu
dans la ronde des heures. (La lune alors était plus ronde.)
Le miracle est enfoui dans les sanglots au fond des tentes vides,
le pichet aux rêves est glacé - et puis?

Penses-y: une feuille noirâtre pendait au sureau -
le beau signe pour le sang de la coupe."


Ou este princípio, sublime:

"C'est pour rien que tu dessines des coeurs sur la fenêtre:
le duc du silence
enrôle les hommes en bas dans la cour du chateau."


Paul Celan établi des ponts entre nous et le noir des profondeurs qui sont en nous.

"Lait noir de l'aube nous le buvons le soir
nous le buvons midi et matin nous le buvons la nuit
nous buvons nous buvons
nous creusons une tombe dans les airs on n'y est pas couché à l'étroit
un homme habite la maison il joue avec les serpents il écrit
il écrit quand vient le sombre crépuscule en Allemagne tes cheveux d'or Margarete
il écrit cela et va à sa porte et les étoiles fulminent il siffle ses dogues
il siffle pour appeler ses juifs et fait creuser une tombe dans la terre
il ordonne jouez et qu'on y danse.

Lait noir de l'aube nous te buvons la nuit
nous te buvons midi et matin nous te buvons le soir
..."


Enfim, entre nós e o obscuro das profundezas do outro.

"Le pichet aux rêves est glacê - et puis?"

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