13.8.20

Metamorfoses

Mal os cobardolas portugueses se apanham atrás de um volante, transformam-se em heróis valentes e imortais.

Heróis valentes e imortais? Talvez antes idiotas irresponsáveis e assassinos, não?

Desnorte

É como ter à frente uma escada cujos degraus partem em todas as direcções. Um gajo olha e não sabe qual delas escolher. Não percebe para onde vão, aonde chegam.

De repente escolhe uma das escadas, põe o pé no primeiro degrau e poouuufff: todas as outras desaparecem, encaixam uma nas outras como um leque ou uma boneca russa.

Nada lhe resta a fazer se não continuar a subir, esquecido da farândola de opções que antes tinha.

Reedição - Michelle (l'autre) - 07-05-2012

 I

- Viens, on va guincher.
J'aime les nanas qui ont de la suite dans les idées; je me suis levé. Je la connais de vue, elle bosse pas très loin d'où je vends de la quincaillerie, la journée. Et quand elle sort en boîte je la vois aussi.

Elle est petite, sèche, noiraude et a un joli minois. En dansant elle presse ses nichons, durs et ronds comme deux petites oranges, contre ma poitrine. Elle n'a pas de soustang. Bientôt je le lui rends bien: sous mes falzards la bite durcit et je la presse contre elle, tout contre. Elle s'en écarte, mais pas très vite. "Tu veux faire la fête, ma bibiche", me dis-je.

Mais il a fallut tchatcher des heures durant avant de pouvoir lui fourguer rien que les paluches. Heureusement après tout a roulé très vite et en moins de deux j'étais dans la moule.

Elle n'est pas une allumeuse, remarquez. Seulement "entre la boîte et le plumard il y a un espace qu'il faut remplir, tu comprends?"

Elle voulait dire remplir avec des mots, avec les bons mots, des mots justes. Moi je m'en fous. C'est quoi un mot juste? Suis pas très bavard, moi, juste ou injuste; et plusieurs fois j'ai voulu laisser tomber. Mais elle me zieutait grave, avec de lampions comak. Elle voulait, juste pas trop vite.  Ça j'ai pigé de suite. Question de poireauter un peu, parlapater un peu, peu vite tout ça.

Michèlle bosse dans une banque. Haute pointure, la nana. La semaine je vends, en ville, des conneries faites par mécolle. Les nuits de vendredi et samedi je vends des hotdogs devant une des boîtes de nuit du bled. C'est comme ça que je l'ai rencontrée - de temps en temps je rentre juste pour mater un peu. Le videur est un cops.

- Purée tu schlingues.
- Je vends des saucisses.
- Viens, on se casse.

Trois plombes du mat. A cette heure il n'y a que le Café du Commerce qui est ouvert. C'est craignos, mais c'est le seul. J'avais un peu la dalle et ai demandé un hamburguer; elle n'a rien clapé. Quand nous sommes partis elle voulait casquer. Je lui ai dit non. Je suis fauché, mais pas paumé. Ma bouffe c'est moi qui me la raque. A chacun sa merde, comme disait mon vioque.

Du troquet nous sommes allés chez elle. Grosse bagnolle, grosse baraque.

- Entre. Désacque-toi. La douche est ici. - Michèlle n'avait visiblement pas l'habitude de recevoir des ordres. - Magne-toi, je t'attends au salon.

C'était sept heures passées quand j'ai finalment réussi à lui fourrer les luches dans les lolos. À sept heures et demie on niquait. On a passé le dimanche au pieu.

II
J'aime bien ce lascar. Il n'est pas lourdingue. Je le vois vendre ses berloques (enfin, pas les valseuses,  ne vous gourez pas; celles-là il se les garde bien gardées) sur la place. Je bosse juste devant. Et ses hotdogs à la mormoileneux devant la disco les weekends.  Il est calmos, posé, les crocs toujours dehors. Jamais l'air d'être à côté de ses pompes. Il assure, ne s'excite jamais, parle angliche avec les amerloques et allemand avec les casques à pointe. Un peu maigrelet, grand, beau gosse. Je me suis toujours demandée ce qu'il foûtait là.

J'ai 36 berges, je suis cadre sup dans une banque. J'ai grimpé à la verticalle; jamais eu besoin de m'allonger pour monter. Une gonzesse jeune et seule dans un monde de vieux schnoks. Pas de grandes histoires: depuis la fac plus jamais de longues amours. Un coup à gauche, un coup à droite; que de l'hygiénique. Les mecs n'aiment pas les greluches qui ont de la pogne; et ceux qui faisaient mine de me supporter étaient plutôt aprés mon fric. J'en ai dérouillé, ne pensez pas. Mais je me sens bien, maintenant.

Antoine m'a tapé dans l'oeil d'abord parce qu'il présente pas mal; en boîte il n'a pas accepté que je lui paie les verres; ensuite on est allés dans un troquet immonde, et il m'a prévenu: "chacun douille sa bouffe".

Je l'ai fait moisir un peu avant de passer au pieu, histoire de ne pas le laisser croire qu'il suffit d'être beau et pas tapeur pour avoir partie gagnée.

On est resté piautés tout le dimanche; et on a continué de se voir après. Je ne savais que dalle de lui: il était visiblement bien eduqué et cultivé; tambouillait et baisait comme un dieu; parlait très peu, et encore moins de sa pomme. On n'allait pas au restaurant: il ne voulait pas que ce soit moi à casquer et je la lui retribuait bien. En revanche on cassait souvent la croûte chez lui; je profitais pour lui amener une bouteille d'un bon rouquin, qu'il appreciait visiblement.

Peu à peu - ce n'est pas une formule, ce fut ainsi qie les choses se passèrent - j'ai appris à le connaître, à respecter ses silences, à apprecier sa vaste culture. On se fendait bien la gueule, remarquez. Il avait un bon sens de l'humor et je me poirais avec ses blagues. Des fois il m'arrivait de partir en voyage de travail. Rares furent les villes pour lesquelles il ne donnât pas une indication, soit d'un gastos, soit d'une rue ou d'un musée. Il avait voyagé et il avait eu du fric. Pourquoi vendait-il de la quincaillerie et des saucisses dans la rue?

Deux, trois, quatre mois. Antoine me semblait "l'homme qui n'était pas là". Ça me convenait, faut le dire: c'était comme avoir un jules et ne pas en avoir, en même temps. Des fois il m'offrait un bouquin, des fleurs, un collier de ceux qu'il faisait.

Un jour je lui ai dit "tu me donnes tout sauf des paroles". "Jacter n'est pas mon fort". Le lendemain il m'apportât un disque de Hildegarde von Bingen et dit "tout est là". Je ne sais pas si vous avez déjà tiré un coup en écoutant de la musique sacre du Moyen Age; ne le faites pas, les frangines. Ca risque de vous ramollir.

Une fois il a commencé "je t'..." et s'est arrêté. J'eus envie de lui répondre "moi non plus", mais je me suis ecrasée. L'amour n'était pas prévu et encore moins le bienvenu. Un jules comme Antoine ça allait; mais l'amour?

Ça a duré jusqu'à ce quil me fut impossible de le nier: j'étais amoreuse de lui.

Ce soir-là je suis allé chez lui - c'était un vendredi, il préparait ses saucisses - et lui ai dit que je partais. "L'amour n'était pas au programme". Je lui ai laissé un gros talbin.

"Prends-le", me dit-il. "Je vais le déchirer". "Je sais. Fais-en ce que tu veux, il est à toi".

"Ciao". "À la revoyure".

La dernière chose que je lui ai entendu dire, très bas, fut "moi aussi".


III
Quitter Antoine m'a fait découvrir la vrai dimension de ma solitude. Les coups hygièniques ont perdu leur intérêt. Le boulot cessa de me remplir les mesures. Il m'a fait découvrir un monde dont je ne soupçonnais même pas l'existence, ou ne voulais pas en entendre parler: le mien. Il y avait une greluche en moi, muette depuis longtemps. Elle sortait, maintenant. Impossible de lui fermer sa gueule.

J'ai pas mal chialé, pris quelques cuites et quatre mois plus tard je me mariais à un collègue d'une autre banque. 

Y a pas photo: six mois après le mariage je m'emmerdais ferme. De temps en temps je sortais seule. Je laissais Christophe-Louis à la maison et allait faire la ronde. Un soir je suis retournée à la boîte où j'avais rencontré Antoine. Il était toujours devant avec son chariot, ses saucisses, son sourire aimable mais distant. Je ne l'ai pas regardé, mais je savais qu'il m'avait vue.

IV
- Viens, on va guincher. - J'ai reconnu sa pogne dans mon épaule avant même de comprendre ce qu'il me disait.

Christophe-Louis n'ai jamais compris pourquoi j'ai voulu divorcer. Ni même avec le disque de Hildegarde von Bingen que je lui ai amené, en disant "écoute-le bien, tout est là".

Ce soir-lá j'ai pioncé chez Antoine. Dès que l'autre a déguérpi de chez moi Antoine a amenagé. Nous avons un accord: on ne parle pas fric à la maison, comme d'autres ne parlent pas de politique ou de cul. Dans un tiroir j'ai toujours le talbin que je lui avais laissé, déchiré en dizaines de morceaux; il les a mis dans une matière transparente et arrangés en quelque chose qui ressemble vaguement à un bracelet.

"Pas pu les foutre loin", m'explica-t-il. "Je sais combien tu respectes le pognon".

-------------

Enfin: je ne parle plus le français quotidiennement depuis longtemps. Les mots s'en ressentent, la syntaxe encore plus. On s'en fout. On n'est pas d'ici. Demain on s'en va.

12.8.20

Reedição - Vivre à Lisbonne, ou: La douceur n'a rien d'extraordinaire (05-10-2006)

Il est doux de vivre à Lisbonne, tu sais? Tout y est doux, en fait: le climat, les gens, la lumière, la cuisine, les prix, les yeux des femmes et leur sourire (bon, ils conduisent comme des handicapés mentaux, c'est vrai. Mais l'on peut ne pas y penser). Maintenant je me trouve, par exemple, dans une rue piétonne. Je mange dehors, une soupe de poissons qui n’est certes pas magique; mais elle est honnête, c’est déjà bien. Je bois un vin agréable, un blanc légèrement fruité du Ribatejo, honnête, lui aussi, sans plus. Dans le restaurant en face un jeune musicien (je ne sais pas s’il est jeune, en vérité. Je ne le vois pas) joue Clapton, et beaucoup d’autres musiciens de notre adolescence. La terrace est déserte, car ce restaurant, autrefois très réputé, est en train de passer une mauvaise passe (tout comme moi, d’ailleurs, me diras tu quand tu liras ce verbiage). Il est bon, mais les touristes lui préfèrent celui d’en face. Lequel est bon aussi, remarque, mais point meilleur, je pense en écoutant des morceaux de Clapton, Simon & Garfunkel, Dylan, McCartney. Il n’est pas extraordinaire, lui non plus – il me semble que cette soirée na rien d’extraordinaire… - mais l’écouter n’est pas désagréable. C’est une soirée Portugaise, il me semble, une bonne image du Portugal – rien n’y est extraordinaire, mais tout y est doux. J’écris ces mots et je pense qu’ils ne sont pas justes : il y a des jours de voile extraordinaires, par exemple. Et des amitiés. Les plus belles, les plus anciennes, les plus complices de mes amitiés sont ici. A Lisbonne j’ai aussi vécu quelques amours, mais pas beaucoup. Douces, calmes, tranquilles, elles se sont évanouies sans trace laisser, dans une mare de silences doux, eux aussi. Tout est doux, dans ce pays, mais rien n’y est extraordinaire. Sauf quelques jours de voile, quelques jours que j’ai passés avec toi, et l’envie que j’ai de tomber amoureux, maladivement amoureux, sérieusement, profondément, horriblement, passionnément, rationnellement amoureux (les amours vraies sont rationnelles, tu le sais, il n’y a que dans les mauvais ou les très bon romans qu’elles ne le sont pas; et la raison n’a rien contre la passion, bien au contraire). J’ai envie de tomber amoureux de toi d’une fois pour toutes, du début à la fin, j’ai envie de pouvoir dire que j’ai été amoureux de toi chaque jour de chacune de ces années. Mais dans ce pays tout est doux, et la douceur n’a rien à voir avec ce que je veux sentir pour toi». 

Escrevi este texto em francês, o que é estranho, porque foi escrito a pensar numa senhora bem portuguesa. Na realidade o texto “chegou” em francês, não fui que escolhi a língua. É um sintoma: se um dia me apaixonar pela vizinha do lado acabarei por descobrir que ela é decerto hospedeira do ar, conferencista itinerante ou especialista no crescimento das antenas dos camarões machos das ilhas Aleutas. E que só está em casa nos dias em que eu estiver em Londres, em La Rochelle ou numa ilha qualquer de um arquipélago perdido de um lago no centro de África. A verdade é que gostaria de me apaixonar em Lisboa por uma portuguesa cuja ideia de viagem fosse a excursão semanal ao centro comercial e para quem exotismo, na verdadeira acepção do termo, fosse pôr piripiri nas amêijoas à Bulhão Pato ou fazer amor de manhã antes de ir para o trabalho (“cuidado, vou ficar cheia de marcas e eles vão ver, lá no serviço”). Em contrapartida, eu próprio deixaria de viajar – nunca mais um avião, nunca – excepto, claro, para ir ao Brasil de vez em quando “em trabalho”. A minha vida nunca será o grande rio tranquilo com o qual sonho há tanto tempo. E tu nunca serás a ponte entre as duas margens de mim. Continuarei a escrever-te, claro, em francês quando estiveres em Portugal, em inglês quando fores francesa, em chinês ou em swahili, essa língua que em tempos tanto desejei aprender; levar-te-ei a jantar em Nairobi ao Indy, que é o melhor restaurante indiano do mundo (pelo menos, do mundo que eu conheço), ir-te-ei visitar a Tegucigalpa, cozinhar-te-ei intermináveis pratos de cozinha Cajun, levar-te-ei a navegar no lago Tanganika (à frente da península de Burton, onde um dia quis ser enterrado), oferecer-te-ei rum em Bequia, pescarei para ti nas Tobago Kays, bater-me-ei em Cape Town, embebedar-me-ei em Nakhodka, conversarei horas a fio com uma puta no Panamá, mostrar-te-ei uma praia nas Filipinas, os dois numa scooter, bolinarei dias e dias sem fim para te encontrar, para te reencontrar. E amar-te-ei, claro, de todas as formas possíveis, em todas as geografias do mundo e com todas as geografias do amor. Sans douceur.

Orientação semântica

Alguém me sabe dizer se estar desorientado é o mesmo que estar desnorteado? O Oriente e o Norte equivalem-se, semanticamente?

10.8.20

Diário de Bordos - Lisboa, 10-08-2020

Não gosto de dias assim, passam por mim e não param, passo por eles sem os ver. Hoje quase literalmente: tive o insigne prazer de conhecer as urgências oftálmicas do S. José, acordei parecia que tinha andado à pancada com o Cassius Clay. Hospital, farmácia, casa, jantar num restaurante suíço que tem rösti e mirabelle, duas coisas pelas quais vendo dez dias de Sol e vinte de Lua. A mirabelle é boa; o outro assim assim. Chego a casa e o computador não funciona. Não são dias, isto, são horas em forma de vírgula, pausas no tempo, placas de vidro entre mim e a vida.

A carcaça e respectiva manutenção irritam-me. Qualquer dia a ordem dos farmacêuticos erige-me uma estátua: "ao homem que mais detestava medicamentos e mais os comprou."

Enfim, exagero, claro. Há pior do que eu. Agora pelo menos dei um passo em frente: compro remédios e às vezes até os uso. Estes de hoje ficam para amanhã. Com os da diabetes sou religioso: não quero tão depressa perder o uso do periscópio de almas. Com os da anca também: quero levar o dito instrumento aonde ele for preciso. Estes dos olhos podem esperar, amanhã verei, sem jogo de palavras. Dias assim, dou-os a qualquer um que mos peça. Maré baixa, dores na anca, computador avariado, diabetes a lançar foguetes, conjuntivites... Vá lá que ontem conheci uma miúda gira. Trinta anos, italiana, culta e gira (mistura irrefragável).  Ainda há disto?, pensei. Ainda. Tu é que vais tarde, respondi. Uma janela para a vraie vie, qui est ailleurs, tout le monde le sait: la vraie vie est ailleurs, là où tes journées ne sont point. Já não estão? Estás enganado, velho: onde tu estás a vida está. Desengana-te. Isto são vírgulas, não são pontos finais parágrafos. Vai ler: quem lê seus males não vê. 

Onde?

Onde estás, que tanto me falta o teu estar? Onde estou, que tanto preciso de mim?

Deriva viral

Já aqui falei uma vez da diferença entre pairar e derivar: pairar é voluntário, derivar involuntário; este não se sabe quando acaba, aquele tem um fim marcado: quando acabar a situação que o originou. Pairar por vezes é bom, derivar nunca o é. 

Isto que vivemos é uma deriva. Uma deriva viral, que nos está a levar para as costas perigosas do totalitarismo, arrastados pelas correntes perigosas da modernidade.

9.8.20

Versões alternativas

 Há várias versões possíveis:

- Quem não sabe morrer não sabe viver;

- Quem não sabe morrer não merece viver;

- Quem não sabe que vai morrer não sabe que não viveu;

- Viver é um jogo de azar com o destino. Todos vamos perder. O único vencedor é a morte. Não o admitir é uma imperdoável falta de dignidade.

- Viver dignamente é incompatível com morrer cobardemente. 

- A histeria é uma forma demasiadamente barulhenta de viver e de morrer, duas actividades que exigem a dignidade do silêncio. 

Linhas

 «A humildade em si mesma nada mais é do que a verdadeira consciência de nós mesmos tal como somos. Não há dúvida: qem fosse capaz de se ver e sentir a si próprio tal como é, seria verdadeiramente humilde.»

In A nuvem do não-saber, Anónimo inglês do séc. XIV, Ed. Sistema Solar, Lisboa 2018.

Pequena nota à parte: devia fazer-se bicha à porta das livrarias para adquirir este livro. É uma espécie de versão católica do Tao. Não sendo historiador, nem muito menos teólogo comparativo, penso que a religião católica foi a maior e mais fecunda fábrica de conhecimento do mundo. Há uma linha recta que vai de Belém (a do Médio Oriente) a Houston, a Massachussets, a Oxford e Cambridge, à Sorbonne.

8.8.20

Diário de Bordos - Lisboa, 08-08-2020

Aposto que não há diarista no mundo que um dia não tenha escrito «há tanto tempo que não escrevo neste diário...» Não é a primeira vez que isto me acontece e talvez não seja sequer a primeira que o digo: «há tanto tempo arredado deste Diário...»

É preciso dizer a verdade: não é do diário que ando longe. É dos dias. Dias teflon, passam por mim e não ficam; ou eu por eles e não páro. Nem reparo, não vejo, não os vejo. Sei que passo, que mudo de casas, sacos ao ombro e dores pelo corpo todo feito personagem beckettiana (isto é mentira: as dores são apenas na anca direita. São é violentas e inutilizam o resto da carcaça). Percorro as ruas de Lisboa montado na bicicleta - uma das duas formas de não sentir as dores - sonho com Mértola, com uma exposição de fotografia, com o livro a vender-se, com uma caça-fantasmas alemã que na Bavária sonha comigo, com o fim desta interminável fantochada, com o «meu» P. pronto, sonho com dias de paz saudável, bonita, não esta paz podre, como se estivesse separado do tempo por uma placa de vidro: vejo tudo o que se passa mas não lhe posso aceder.

........

O meu projecto de conhecer Portugal avançou mais um passo, quilómetro a quilómetro, multa a multa (foi só uma, até ver). Caminha, Viseu - de onde regressei pelas estradas mais pequenas que encontrei, levei quase dez horas a chegar a Lisboa, viagem por um país deserto, as únicas pessoas jovens que vi tinham «Emigrante» escrito na testa em letras garrafais. Ao menos isso, talvez seja por aí que se possa começar a repensar o interior de Portugal, turismo activo, agricultura biológica, retiros espirituais, vá lá saber-se.

.......

Sacana da carcaça. Só me apetece pontapeá-la com a perna que funciona e de caminho pontapear-me a mim próprio. Um dia um médico disse-me:

- V. deve ter uma grande resistência à dor.

- Não sei - respondi.

- Tem tem.

Continuo agora a conversa, com uma diacronia de vinte ou trinta anos:

- Pois quem me dera não ter! A nenhuma dor, venha ela do casco ou do porão de voláteis, intangíveis, espirituosos, sonhos e similares.

........

Continua a experiência em tamanho real com o medo e respectivo aproveitamento pelos poderes que são e que vão desde o ajudante de contínuo ao Primeiro-Ministro. O rebanho deixa-se rebanhear, é encostadinhos uns aos outros que se sentem bem, máscaras nas ventas e «responsabilidade social» arvorada em caminho para o céu (o da modernidade, ça va de soi).

Entre aspas: até nos carros vejo gajos sozinhos de máscara. Duvido muito que a responsabilidade social seja a principal motivação dessa idiotice.

Duvido muito de tudo, verdade seja dita. A começar por mim.

6.8.20

Prémio Nobel

Paradoxalmente, o problema de se ir do Saldanha para Alcântara de bicicleta não são as subidas, qualquer delas fácil. É descer a Infante Santo a travar constantemente por causa do piso. Quem enfiasse uma ciclovia no cu do Medina ganharia o prémio Nobel da Paz.

Aquela descida é gloriosa, sobretudo se depois se vai para o viaduto. Não se pode. Já uma vez me ia apanhando na Lua, tal foi o salto que dei. E ainda hoje estou para saber como não me esparramei pelo alcatrão todo.

Uma ciclovia? Não. Duas, até acima, com pilaretes, semáforos e (as poucas) árvores que restam.

5.8.20

Duas perguntas

1 - Alguém sabe quando é que os media abandonaram o negócio da venda de notícias e o trocaram pela venda de emoções?

2 - As emoções são mais ou menos rentáveis do que as notícias?

3.8.20

Tempos entrelaçados

Fui o que serei e sou o que esses dois farão, fizeram, fazem de mim.

Pau-de-cabeleira

Como dois corpos que se beijam numa janela, o passado e o futuro. Esquece o presente: não passa de um pau-de-cabeleira.

Gazeta Rural IV - Mértola


Tinha planeado continuar com artigos sobre Palma. Queria falar sobre as ruas e praças daquela cidade, sobre as praias e campos da ilha de Maiorca. Sobre, no fundo, aquilo de que naquela ilha me apropriei e transformei em território meu, território vivido. Porém, estou em Mértola, outro dos «meus» territórios, outra das minhas vidas, dos meus amores geográficos e resolvi fazer jus ao título desta coluna: Diário de Bordos – isto é, dos ziguezagues, das deambulações – e é de Mértola que falarei hoje. 
Acontece-me por vezes, quando tenho um carro à mão (o que não é frequente), sentar-me ao volante e deixar-me levar. Isto é quase literal: o carro vai para onde quer e eu limito-me a conduzi-lo. Claro que os trajectos variam um bocadinho em função do veículo, mas é óbvio que eles sabem escolher as estradas que mais lhes convêm. Estando à vontade em todo o tipo de estradas, desde as de terra batida às mais rápidas, nunca lhes imponho uma preferência. O automóvel decide (ou mais frequentemente vai decidindo), eu vou conduzindo e entendemo-nos às mil maravilhas. Um dia, uma dessas não-decisões trouxe-me a Mértola. Eu vinha de Cascais, cheguei cansado e decidi ficar a dormir aqui e regressar à base no dia seguinte. Era dia de Festival Islâmico, a vila estava cheia de vida, de encantos, de cheiros e ruídos, à beira rio havia (ainda há) uma pensão chamada Beira-Rio. Entrei, pedi um quarto, se faz favor, a senhora da recepção abriu muito os olhos e perguntou-me se eu tinha reserva, disse que não, ela explicou-me com santa paciência que não havia um quarto livre num raio de cinquenta quilómetros, insisti dizendo-lhe que não me importava, no fundo só queria um quarto, ela disse-me que não tinha... Abrevio, não quero maçar os simpáticos leitores: consegui um quarto e apaixonei-me por Mértola, quase simultaneamente. Acabei por ficar duas noites e voltei muitas mais vezes, desta vez menos ingenuamente: sabia para onde ia e o que me esperava. Vim frequentemente de camioneta, vim de carro alugado, de boleia, vim sozinho e acompanhado. Ficava na Pensão Beira-Rio até aparecer o Hotel-Museu, que é ao lado; mais tarde acabei por alugar uma casa pequena, tradicional, no centro da vila. Não é com palavras que se demonstra o amor, é com feitos. 
Falei há pouco dos ruídos e dos cheiros do Festival Islâmico, um marco a não perder no calendário da vila (é em Maio dos anos ímpares) mas o que mais me atrai em Mértola é o silêncio. O silêncio aqui é azul e branco, como as barras de sabão de Marselha e tal como elas deve ser cortado à faca, um bocadinho como um explorador corta lianas na floresta para progredir. Andar numa destas ruas à noite é empurrar continuamente uma parede de silêncio. É de tal forma que uma vez em casa raramente ponho música. Seria tão adequado como fazer um striptease numa igreja ou pedir um leite com chocolate num bar. (Às vezes fujo a esta regra e escuto Hildegarde Von Bingen, porque não há melhor forma de exprimir o espanto e a gratidão. É um espanto telúrico, vem da terra e atravessa-me como as notas dos cânticos da abadessa atravessaram os séculos.) Os árabes diziam de Mértola que era o último porto de Mediterrâneo e nessas coisas eles raramente se enganam. É aqui que o Mediterrâneo começa; ou termina e isto pode ser confirmado de várias maneiras, incluindo aquela teoria segundo a qual o Mediterrâneo acaba onde acabam as oliveiras. Os arredores de Mértola são lindos e incluem as Minas de S. Domingos, o porto do Pomarão – por onde, desde os romanos, se escoava o minério das Minas de S. Domingos –, o célebre Pulo do Lobo e uma série de lugares nos quais sabe bem perdermo-nos, deixarmo-nos conduzir pelo automóvel. O centro da vida social, intelectual e cultural da vila é o Café Guadiana (onde agora escrevo); ao lado, no mercado fica a cafetaria Bom D+, que faz as melhores caipirinhas que bebi desde que deixei terras brasileiras (e tem de caminho uma vista maravilhosa sobre o rio e as muralhas). É praticamente impossível comer mal em Mértola. Todos os restaurantes são bons: o Esquina, o Muralha, o Salvador, o Migas... Todos. Mas um, tal como no livro, é mais igual do que os outros. Chama-se Tamuje e eu desafio qualquer ateu a lá ir comer. Ainda a refeição irá a meio e o incréu será acometido pela dúvida. No fim, estará convencido: Deus existe, chama-se Ana Isabel e cozinha ali. Já me aconteceu chorar de comoção com um coelho em vinho tinto e cada vez que lá vou fico à beira das lágrimas. Aquela senhora tem lugar garantido no céu. Só espero é que seja daqui a muito tempo. Outra das provas da existência de Deus é-nos dada pelo vinho Balanches. Vinhos, no plural, o branco e o tinto, feitos nas redondezas. A combinação Tamuje / Balanches é irrefutável e eu penso que todos a deviam experimentar pelo menos uma vez na vida. (E o medronho, Luís? Não falas do medronho? Claro que falo. Chama-se Cerca da Estrada e é feito em Almodôvar, ali logo ao lado. Mas há tantos mais...) Para além de inúmeros restaurantes excelentes, de ruas e casas lindas, de uma igreja que já foi mesquita e hoje é, aparentemente, o único exemplar de arquitectura islâmica remanescente no nosso país, de um castelo cuja visita vale cada passo até ao topo da colina, Mértola tem uma inacreditável quantidade de museus. São tantos que é conhecida por vila-museu. 
Mértola é um produto de luxo e como tal deve ser visitada e degustada. Com respeito, veneração, espanto e gratidão, muita gratidão: visitá-la é um privilégio e poder lá ir e chamar-lhe «minha» uma incomensurável sorte. 

Fundo Portugal

Oito ou nove horas de condução (propositadas) para vir de Viseu a Lisboa - e isto porque a última hora foi feita na autoestrada. Paragens: uma hora para uma chanfana na Lousã e quarenta e cinco minutos para uma multa em Carregal do Sal, se não me engano. 

Uma viagem pelo Portugal profundo qie amanhã será contada em pormenor. Portugal não é Cascais, Lapa e Foz, por mais que televisões, jornais, políticos e palhaços  o tentem fazer esquecer. (Desculpem as redundâncias.)

Pequena nota prévia: agora que os autarcas sabem fazer rotundas, já podem começar a pensar na sinalização?

31.7.20

Vida, invenções

Não sei se conseguiria escrever um romance. Inventar a minha vida já me deu tanto trabalho...

Futuro feito

As pessoas deviam embebedar-se devagar, como se faz amor a uma senhora que se ama. Toda a tarde, copo a copo, abraço a abraço, beijo a beijo, gole a gole. Devagar e pensando no que se faz: um corpo, um copo amam-se milimetricamente.

Hoje, por exemplo: vim a Cascais, que agora amo mais do que amava quando cá vivia. É como reencontrar o corpo que amei e bebo-o, devagar. Volto a ele como voltaria a ti, volto a esta baía como ao teu ventre, a este vento como ao teu sopro, satisfeito e saciado.

Volto atrás: o meu futuro é tudo o que fiz, tudo o que te fiz.

Sem querer

Enquanto espero pela consulta no centro de saúde vejo as tele-notícias. Ao conjunto de sortes que é estar fora de Portugal acresce esta: não ver esta corja sem querer.

Magia dos números

Se a Alemanha perder dez por cento do PIB e Portugal também,  perde muito mais dinheiro do que nós mas fica infinitamente melhor.

Vidinha, vida

O que se vê não passa de um diminutivo daquilo que é.

«Isso»

A ideia é relativamente simples: a perna esquerda vai em modo passeio, a direita em modo deslocação (ou vice-versa, pouco importa). O resultado é ainda mais simples: um longo passeio de bicicleta que ao contrário do sentido habitual de passeio tem um objectivo: voltar para bordo. Daí, penso na bênção que é poder dizer «voltar para bordo», daí volto atrás e penso na sorte que é «fui jantar com um amigo». Não é bem um amigo, porque é mais do que isso. Não é bem um jantar, porque foi mais do que isso. Não é bem um passeio porque é mais do que isso.

Talvez no fundo «vida» seja tudo o que é mais do que «isso», não é? Tudo o que fica para além disso. Amizade cumplicidade, jantar triplo reencontro, bicicleta trajecto e passeio, Tejo cenário, tempo como se o tempo não existisse. 

Como se tudo isto fosse exactamente isso, isso mesmo, mais do que «isso».

30.7.20

Os queixos e as balizas

Ignoro se é possível gostar menos de qualquer coisa do que gosto de futebol. Se for, esse lugar está ocupado - em mim, claro. Não falo pelos outros - pelo boxe.

Mas tal como há golos que parece terem sido feitos não pelo goleador mas pela baliza - como se esta chamasse a bola, lhe dissesse "vem por aqui" e a bola não conhecesse a resposta correcta ("Sei que não vou por aí") suponho que haja queixos que chamam um uppercut, o provocam (no sentido de causalidade).

Não sei. Metáforas futebolísticas e boxísticas não são o meu forte. Refiro-me à inevitabilidade, a certo tipo de atracção demolidora, certo tipo de vitórias que o são por falta de alternativas.

Ou a certas vidas: são elas o queixo ou a baliza da minha analogia. Ou seja: há derrotas que contam como vitórias. A baliza que recebeu o golo porque a bola não tinha alternativa faz parte do golo, faz parte da beleza do conjunto, da grandiosidade geral, amorfa, difusa das coisas. 

Amar é isso: ser o queixo e o murro,  a bola e a baliza. 

Talvez não. Talvez isso seja apenas viver, talvez o amor não seja para aqui chamado.

É.