25.5.15

Post en français

La journée se termine telle qu'elle avait commencé: lentement.

Lentement est le mot qui mieux sied à San Andrés. A tel point qu'aujourd'hui j'avais prévu de me saouler la gueule lentement. Loupé à moitiè: je ne me suis pas saoulé. Mais je ne me suis pas saoulé lentement et c'est donc lentement pas saoul que j'écoute Rão jouer le fado comme si le fado avait été créé pour le sax, comme si j'aimais le fado, comme si la violence du fado pourrait être lente.

Elle ne le peux pas: c'est une violence beaucoup trop primordiale pour pouvoir être lente.

W., mon W. haï et adoré est loin d'être prêt. Cela fait quinze jours que je suis là et je me demande ce qui a été fait ces deux semaines. Mieux ne pas répondre : je risquerais de me saouler très vite le gueule, l'âme et tout ce qui a entre les deux.




Demain j'aurai l'alternateur et une fois ça réglé la transmission: en fait on ne va rien lui faire. D'ici Bocas elle n'a qu'a se tenir si elle le veut; et si elle ne veut pas je m'en fous comme de mon premier biberon.

Le bout-dehors et le hydraulique du safran vont mettre plus de temps.

Je me suis tellement résigné que je ne trouve même plus San Andrés une île chiante. C'est juste l'endroit où je suis.

A l'envers.