23.6.18

"C'est alors qui arrive Nietzsche"

"...mais ici [le langage des romans et de la poésie dans le seconde moitié du XIXème siècle] le langage n'est pas l'agent créatif en soi, il n'est pas lui-même. C'est alors qui arrive Nietzsche et qui commence le langage, qui ne veut (et ne peut) rien d'autre que phosphorizer, luciférer, râvir, étourdir. Il s'auto-célèbre, entraîne tout l'humain à l'intérieur de son organisme fragile, mais aussi puissant, il devient monologique, et même monomaniaque. Un style hybride, tyranique et final..."

(Gottfried Benn, citado por Roberto Calasso in La Littérature et les Dieux.)